Pharmaciens : Que faire en cas d’invalidité durant le remboursement d’un prêt ?

24 Déc 2024 | Professionnels de santé

Introduction : 

Pharmaciens, comme beaucoup de professionnels, vous effectuez souvent des prêts pour financer l’achat d’une officine, l’acquisition d’un bien immobilier ou encore des investissements professionnels. Cependant, une invalidité imprévue peut compromettre leur capacité à rembourser ces emprunts. Face à une telle situation, il est crucial de connaître les dispositifs existants et les démarches à entreprendre pour se protéger financièrement. 

Comprendre les garanties incluses dans l’assurance emprunteur

Lorsqu’un pharmacien souscrit un prêt, il est généralement exigé de souscrire une assurance emprunteur. Cette assurance inclut souvent des garanties comme l’invalidité permanente totale (IPT) ou partielle (IPP). Ces garanties couvrent tout ou partie des mensualités du prêt si l’emprunteur devient invalide et incapable de travailler.

  • Invalidité permanente totale (IPT) : Elle intervient lorsque l’assuré est totalement inapte à exercer toute activité professionnelle. L’assurance prend alors en charge le remboursement intégral des mensualités, voire le solde restant du prêt.
  • Invalidité permanente partielle (IPP) : Dans ce cas, l’assurance couvre une partie des mensualités en fonction du taux d’invalidité. Il est essentiel de vérifier les modalités précises de cette couverture dans le contrat signé.

Avant tout, il est recommandé de relire attentivement les conditions générales de l’assurance emprunteur pour s’assurer que l’invalidité est bien prise en charge.

Entamer les démarches auprès de l’assureur

En cas d’invalidité, il est impératif de signaler la situation à l’assureur dès que possible. Voici les étapes principales à suivre :

  1. Rassembler les documents nécessaires : Un certificat médical attestant du degré d’invalidité, un rapport d’expertise médicale et des justificatifs prouvant l’impact de l’invalidité sur la capacité de travail doivent être fournis.
  2. Déclarer l’invalidité : Cette déclaration doit être faite par courrier recommandé avec accusé de réception, accompagnée des pièces justificatives.
  3. Suivre les étapes d’évaluation de l’assureur : L’assureur peut demander une expertise médicale complémentaire pour confirmer le diagnostic et le taux d’invalidité.

Une fois l’invalidité reconnue par l’assurance, la prise en charge des mensualités ou du capital restant dû peut débuter, selon les conditions prévues.

Faire appel à des dispositifs complémentaires en cas de besoin

Si la prise en charge par l’assurance emprunteur s’avère insuffisante ou si certaines garanties sont exclues, d’autres solutions peuvent être envisagées :

  • Souscrire une prévoyance professionnelle spécifique : Certains contrats de prévoyance pour les pharmaciens couvrent non seulement l’invalidité mais aussi la perte de revenus. Ces prestations peuvent compléter les garanties de l’assurance emprunteur.
  • Faire appel aux syndicats ou associations professionnelles : Des organisations comme l’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (USPO) ou l’Ordre des Pharmaciens peuvent apporter un soutien juridique et administratif dans de telles situations.
  • Négocier avec la banque : En cas de difficulté temporaire, il est possible de demander à la banque un report ou un allègement des mensualités.

Anticiper pour mieux se protéger

La meilleure manière de faire face à une éventuelle invalidité est de se prémunir dès la souscription du prêt. Quelques bonnes pratiques incluent :

  • Comparer les assurances emprunteur : Choisir une assurance adaptée aux spécificités de la profession de pharmacien, avec des garanties solides pour l’invalidité.
  • Évaluer les taux d’invalidité couverts : S’assurer que les seuils de reconnaissance d’invalidité sont raisonnables et couvrent une large gamme de situations.
  • Renforcer sa couverture par une prévoyance individuelle : Une couverture complémentaire peut s’avérer précieuse en cas de besoin.

Conclusion

L’invalidité durant le remboursement d’un prêt est une situation délicate pour les pharmaciens, mais des solutions existent pour limiter l’impact financier. Les garanties de l’assurance emprunteur, les dispositifs de prévoyance complémentaire et le soutien des organisations professionnelles offrent des recours concrets. En anticipant les risques et en agissant rapidement, les pharmaciens peuvent protéger leur situation financière et traverser cette période difficile avec plus de sérénité.

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